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Le souffle dans la Grèce antique

12/05/2025

Le souffle dans la Grèce antique

[5/5] L’héritage de la pensée grecque

 

Héritée de la pensée grecque, la conception du souffle le relie au corps, à l’âme et au cosmos. Aujourd’hui, la respiration profonde invite à renouer avec cette sagesse ancienne, en faisant du souffle un principe vivant, porteur de santé, de stabilité et de qualité de vie.

[5/5] L’héritage de la pensée grecque

 

Le souffle, pour les Grecs, était un feu discret, une vibration du vivant. Il circulait entre les dieux et les hommes, la parole et le silence, la pensée et la chair.

 

Chez Homère qui voyait le souffle quitter le héros au moment de sa mort, Platon qui le faisait s’élever avec l’âme vers le monde des formes, et les stoïciens qui reconnaissaient en lui la trame du cosmos, le souffle était vital mais aussi structurant.

 

De cette vision, nous avons hérité l’intuition que la respiration touche à l’ensemble du corps et de l’âme. Qu’elle est une dynamique intérieure, une manière d’habiter le monde.

 

Mais depuis l’Antiquité et au gré des progrès techniques, la médecine aurait pu explorer davantage et rendre plus perceptibles les différences entre respiration profonde et respiration partielle. Le timbre de la voix a par exemple été trop souvent rapporté aux seules cordes vocales ; la soufflerie et la vibration de l’air ont glissé en arrière-plan. Et nous avons oublié d’interroger le souffle comme principe vivant.

 

Aujourd’hui, la pratique de la respiration profonde invite à expérimenter la puissance d’une respiration habitée, connue, dirigée, magnifiée. Pour la santé, car une respiration maîtrisée engage le cœur, le système nerveux, l’équilibre hormonal, les systèmes digestif et immunitaire... Mais aussi pour se connecter tant à soi qu’au monde qui nous entoure, et y trouver notre stabilité.

 

Elle invite à redécouvrir ce que la pensée grecque pressentait, à savoir que la qualité du souffle engage la qualité de vie, de parole, de pensée, et que le souffle ne demande pas seulement à être mesuré : il demande à être vécu et entendu.